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Augmentation des prix du mazout et du gaz - Quelles sont les alternatives ?

18 mars 2026 par
Augmentation des prix du mazout et du gaz - Quelles sont les alternatives ?
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Depuis quelques jours, les prix de l’énergie flambent à nouveau. Et pour cause, suite au conflit iranien, le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est pour l’instant presque fermé.

Conséquence ? La circulation d’une partie du gaz et du pétrole vers l’Europe et l’Asie est limitée, ce qui entraîne une hausse mondiale des prix.

Bien que nous espérons tous une issue rapide et favorable à ce conflit, il semble que les variations de prix de l’énergie resteront monnaie courante dans les prochaines années. 

Pourquoi ? Et comment faire pour éviter de subir de telles variations à l’avenir ? 

Voici les deux questions auxquelles nous répondons dans cet article. 


Des variations historiques

Ces dernières années, les prix du pétrole et du gaz et donc de nos factures de chauffage et de carburant automobile suivent des montagnes russes (sans mauvais jeu de mots). Même si la fréquence et l’intensité de ces variations sont plus fortes actuellement, ce phénomène est récurrent depuis les années 70 et les fameux chocs pétroliers. 

À l’origine de ces variations, nous retrouvons systématiquement la géopolitique : conflits, tensions diplomatiques, décisions de grands pays producteurs ou encore sanctions économiques.

Le dernier en date est la guerre des USA et Israël contre l’Iran. Au-delà du drame humain qui se joue, le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est pour l’instant fermé ou en tout cas, son passage est compliqué. C’est pourtant l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde car environ 20% du pétrole mondial et 20% du gaz naturel liquéfié ou GNL y transitent. Il est aisé d’imaginer les dégâts sur des marchés déjà capricieux…

Il est donc difficile de penser que les tensions diplomatiques, les risques géopolitiques, et la production et le transport de cette énergie vont s’améliorer dans la décennie à venir. Mais alors, existe-t-il des solutions pour se mettre à l’abri de ces fluctuations ?


Les 3 alternatives au combustibles fossiles

A la CEN, nous estimons que 3 leviers complémentaires sont envisageables : se détourner des combustibles fossiles, mettre en place des systèmes plus économes en énergie ou revoir ses habitudes de consommation. 


  1. 1. Se détourner des combustibles fossiles 

Pour ce premier levier, se chauffer à l’électricité n’est envisageable qu’avec une solution qui consomme beaucoup moins qu’un simple radiateur électrique : la pompe à chaleur. Cette solution connaît un développement rapide ces dernières années. Et pour cause, ce système qui chauffe tant votre maison que votre eau consomme peu d’énergie. En moyenne, il produit 4 fois plus de chaleur que l’électricité qu’il consomme, ou que le gaz ou le mazout consommé par une chaudière fossile. Cette magie opère en captant la chaleur de l’air extérieur (même s’il fait froid, comme en Finlande où il y en a beaucoup). 

Certes, le prix de l’électricité en Belgique suit le prix du gaz (qui a fourni 19% de l’électricité belge en 2025), mais nous produisons de plus en plus d’électricité renouvelable et l’efficacité de ces PAC augmente et défie toute concurrence.

Les pellets de bois sont également une alternative au combustible fossile. Ces petits granulés de bois de 6 mm de diamètre sont en majorité produits en Wallonie ou en tout cas en Europe. Ils sont fabriqués à partir de résidus de bois de scierie ou élagage. Le prix peut varier mais nettement moins que pour le mazout.


  1. 2. Mettre en place des systèmes plus économes en énergie

Suivant les autres leviers et comme le dit l’adage : la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. C’est pourquoi les travaux d’efficacité énergétique, notamment l’isolation des bâtiments et les pompes à chaleurs mentionnées plus haut, jouent un rôle essentiel pour protéger votre pouvoir d’achat. Une maison bien isolée perd beaucoup moins de chaleur en hiver et donc diminue d’autant la facture. De nombreuses actions existent avec des rentabilités différentes : isolation des murs, des toitures, de la dalle de sol et le remplacement des châssis.


  1. 3. Revoir ses habitudes de consommation

Enfin, il existe une variété d’astuces très rentables pour assurer son confort thermique à la maison, en chauffant et en consommant moins. 1°C de moins diminue en effet d’environ 7% votre consommation. 

Un projet belge unique au monde a testé et classé les stratégies pour atteindre le confort thermique selon leur efficacité.  C’est la méthode “Slow Heat”.

Voici toutes les alternatives incroyables qu’ils proposent au chauffage central !


Tableau reprenant le tableau de solutions proposées par Slow heat avec les valeurs de consommations

A) 0 W : Le plus efficace avec zéro conso ! Si s’habiller plus chaudement et s’activer sont bien connus pour procurer une sensation de chaleur, l’acclimatation du corps en 2-3 semaines ou cloisonner ses espaces pour conserver la chaleur dans un endroit le sont moins.

B) ~50 W : Le chauffage de contact est celui qui procure le plus de confort thermique avec le moins d’énergie ! Pas mal de solutions existent pour le bureau, le salon, la chambre (comme une bouillote) ou même l’extérieur : faites-vous plaisir.

C) ~300 W : Un panneau radiant ou chauffage “infrarouge” chauffe les surfaces exposées au lieu de chauffer l’air. Il est donc beaucoup plus efficace qu’un radiateur ou une chaufferette pour atteindre le même confort thermique.

D) ~1.500 W : Chauffer tout l’air d’une pièce consomme une énergie conséquente, mais moindre que de chauffer tout le logement. 

E) ~5.000 W : Chauffer toute une habitation est de loin la stratégie de confort thermique la moins efficace, et pourtant si répandue.

Ces gestes sont simples, peu coûteux et très rapides à mettre en place, mais nécessitent l’unanimité des occupants. Ils ont aussi le mérite de remettre l’énergie au centre, et de faire des expérimentations et d'avoir des débats intéressants à la maison ! 


Conclusion

En résumé, face à des prix de l'énergie durablement instables, la meilleure protection reste de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles. Que ce soit en investissant dans une pompe à chaleur, en isolant son logement ou en adoptant des gestes simples comme ceux de la méthode Slow Heat, chaque action compte pour alléger sa facture et reprendre le contrôle.

Envie de passer à l'action ? La CEN organise régulièrement des ateliers pratiques pour vous accompagner dans la réduction de votre consommation d'énergie. 

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